Dans les profondeurs de la Terre, à l'abri des radiations, l'abri Prométhes se terrait en silence. Depuis des décennies, ses habitants vivaient en autarcie, régis par une loi capitale : ne parler qu'à voix basse pour ne pas être détectés par la surface.
Maxime, technicien méticuleux, veillait sur les systèmes de communication. Zoé assumait les défenses et la sécurité, attentive à toute anomalie.
Pour la première fois depuis la fondation de Prométhes, une perturbation fit frémir les écrans de Maxime. Un signal radio étrange venait de l'extérieur, perçant inexplicablement les murailles d'acier censées les isoler du monde perdu de la surface.
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Le silence retombe lentement sur Promèthes. L'assaut a été contenu, les signaux brouillés, et les pillards, incapables de localiser précisément la source de résistance, se sont repliés dans le désert irradié. Aucun cri, aucune explosion, seulement le souffle discret des systèmes internes reprenant leur rythme régulier.
Zoé observe les écrans : les indicateurs vitaux se stabilisent, l'abri reste intact. Maxime, lui, vérifie les enregistrements et efface les dernières traces de la diversion, s'assurant qu'aucune donnée ne puisse plus trahir leur position. Ensemble, ils comprennent qu'ils n'ont pas seulement repoussé une attaque — ils ont prouvé que le silence, la maîtrise et la ruse pouvaient encore protéger la vie.
Mais ce répit n'est pas une victoire définitive. En explorant les derniers fichiers de la station militaire, ils découvrent des transmissions récentes, venues d'autres zones encore actives. D'autres abris, peut-être, ou d'autres ennemis. Promèthes n'est plus isolé : il fait désormais partie d'un réseau fragile, où chaque battement d'énergie, chaque infime signal pourrait rallumer l'écho du dehors.
Le monde attend, là-haut. Et tôt ou tard, il faudra lui répondre.